vendredi 26 août 2016

LUXEUIL LES BAINS

Nous sommes aujourd'hui en région Bourgogne-Franche-Comté, dans le département de la Haute-Saône, Luxeuil est la quatrième commune la plus peuplée du département après Vesoul, Héricourt et Lure. La cité est renommée pour ses spécialités culinaires, sa dentelle et ses thermes, elle fait partie des villes portes adhérentes au parc naturel régional des Ballons des Vosges.

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Le village de Luxeuil-les-Bains
La cité est connue dès l'époque celtique, grâce aux sources d'eau chaude. Les thermes ont permis l'installation et le développement de la vie artisanale sur le territoire de Luxeuil. Luxeuil est également l'emplacement de la base aérienne 116, Luxeuil-Saint-Sauveur, qui constitue le second employeur, en terme d'effectif, du département.

Base 116
Mirages 2000










Formation pour les 60 ans de la base 116

Luxeuil-les-Bains dispose d'une diversité sportive élevée, grâce à sa cité thermale, la ville a pu accueillir de nombreuses équipes de haut niveau et des clubs internationaux séjournant aux termes.

gravure représentant les termes au XIXe
Les termes de nos jours








La région de Luxeuil est relativement dynamique en thermes d'emploi, outre la base aérienne 116 qui génère une belle activité, la commune compte 12 entreprises agricoles, 52 entreprises industrielles et 35 entreprises dans la construction.
De multiples hôtels particuliers remarquables, constituant le patrimoine civil, subsistent à Luxeuil. La plupart des édifices civils datent de la périodes médiévale comme la tour des échevins, la maison du cardinal Jouffroi et  la maison espagnole.

Tour des échevins, XVe siècle
Tour des échevins la nuit

















Maison du cardinal Jouffroy, XVe
Maison Espagnole XVe siècle









L'hôtel Thiebaut de Montureux a été construit au milieu du XVIe siècle, l'un des principaux édifices de la renaissance qui a été conservé est la maison de François 1er. La place de la Baille a la caractéristique de se faire jouxter trois façades, respectivement des XVe siècle, XVIe et XVIIe siècle, elle compte quelques hôtels particuliers comme l'hôtel Bretons-d'Amblans, XVIIe, l'hôtel Tiadot, XVe et l'hôtel Pusel, tous inscrits monument historique.

Maison François 1er, XVIe
Maison à l'oriflamme XVIe

















Maison du Bailli, hôtel Pusel XVe
Maison du Bailli, hôtel Tiadot, XVe









La ville comporte de nombreux édifices religieux caractéristiques des différentes périodes historiques. On peut citer, l'église Saint-Martin, la basilique Saint-Pierre, époque médiévale et le monastère de la période classique. Des édifices plus récents sont situés dans la ville comme, la chapelle du Messier et la chapelle Notre-Dame-des-Ailes.

Basilique Saint-Pierre achevée en 1330
Abbaye Saint-Colomban








Palais abbatial
Chapelle du Messier









Chapelle Notre-Dame-des-Ailes
Église évangélique

















En 2006, la place de la République, située sur l'emplacement de l'ancienne église Saint-Martin, détruite en 1796, fait l'objet d'une campagne de fouilles archéologiques. Celles-ci ont mis à jour de nombreux sarcophages et ont permis de préciser l'historique du lieu depuis le 1er siècle après J-C, ainsi que les plans successifs de l'église depuis le Ve siècle.

Fouilles de l'église Saint-Martin
Armoiries de la ville
Gare de Luxeuil

















En début d'article nous avons abordé les spécialités culinaires ainsi que la dentelle qui ont contribué au renom de la ville, dans les spécialités culinaires il faut citer le jambon de Luxeuil, dont la recette date de l'époque des gaulois. Le procédé de fabrication de ce produit salé à la saumure, fumé et séché dure 9 mois. Cette technique d'élaboration assurait une conservation de longue durée et permettait de l'exporter dans tout l'empire romain où il était déjà connu et apprécié.

Jambon de Luxeuil
Conservatoire de la dentelle de Luxeuil










dimanche 14 août 2016

CHEDIGNY

Aujourd'hui nos pas vont nous conduire dans le département de l'Indre-et-Loire, nous voici sur une commune ou la présence de l'homme est avérée depuis la préhistoire. La commune de Chédigny est née à la révolution de deux anciennes paroisses, mais le nom de Chédignacum apparaît au milieu du XII ième siècle alors que l'existence d'une châtelaine est attestée par des écrits au début du XIII ième siècle.

Chédigny, la rue du lavoir
Cette petite commune de l'Indrois, de tradition agricole, a connu un exode rural massif dés la fin du XIX ième siècle, mais elle a amorcé sa mutation en 1978 en créant une zone artisanale. Cette zone accueille, en 2011, huit entreprises qui emploient près de 100 personnes.

Zone artisanale
La commune organise depuis le milieu des années 1970 des manifestations culturelles, spectacles montés et joués par ses habitants, festival de blues, mais elle s'est surtout fait connaitre ces dernières années grâce au fleurissement de son bourg. Elle a obtenu en 2013 le label national, jardin remarquable, attribué, pour la première fois, à une commune dans son ensemble. Enfin, elle possède un patrimoine naturel diversifié, son territoire étant intégré à 5 zones naturelles d'intérêts écologiques, faunistique et floristique, et à un site du réseau natura 2000.
La commune est parcourue dans sa moitié sud par la rivière l'Indrois, cette rivière peut provoquer des inondations dévastatrices. La carte des paysages naturels et la carte géologique de Chédigny sont intimement liées.

Indrois
La pente du Merlaudier









Des silex du néolithique ont été découvert à différents endroits, notamment à proximité de la Pierre Bachelière, un menhir situé sur la limite nord de la commune. D'autres objets datant de l'antiquité ont été trouvé sur Chédigny, comme des tuiles, de grandes quantités de céramiques et une grande meule gallo-romaine, indice d'une longue tradition d'agriculture céréalière dans cette région.

Menhir, Pierre Bachelière
Meule gallo-romaine











Depuis 2006, le village accueille vers la fin du mois de mai un festival des roses avec un marché aux fleurs. Depuis 2013, le premier week-end du mois d'aout, il est proposé aux visiteurs, lors du festival de bouche et d'oreille, un repas gastronomique de plats traditionnels élaborés avec l'appui de chefs cuisiniers ainsi que des animations dans le village. En 2013, 2500 repas ont été servis sur deux jours.

Festival des roses 2016
compositions florales festival 2016

















La rose Jeanne de Chédigny
De bouche et d'oreille 2016

















La commune ne compte aucun monument à l'inventaire des monuments historiques, ni aucun monument ou objet répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel. Néanmoins, plusieurs monuments et édifices, appartenant au patrimoine civil ou religieux de la commune, peuvent être cités.
La Pierre Bachelière, voir photo plus haut, ce menhir haut de 1,8 m dressé en plein champ au nord de la commune, semble dater de 2500 à 2000 ans avant JC.
L'église Saint-Pierre-ès-Liens, XIII ième siècle, à l'origine, l'emplacement du chœur actuel, était la chapelle seigneuriale du château, disparu à la fin du XVIII ième siècle et dont le dernier seigneur fut le célèbre marquis de Lafayette.

Église Saint-Pierre-ès-Liens
Gilbert de Motier, marquis de Lafayette













L'ancien prieuré Saint-Jean-de-Jarry, ce prieuré existait déjà au XII ième siècle. Saisi comme bien national à la révolution, sa chapelle fut transformée en bâtiment agricole puis enfin en maison d'habitation. Un de ses murs intérieur garde les traces d'une ancienne fresque représentant Saint-Jean et un agneau, auprès desquels les paysans venaient demander la protection de leur troupeau. Sa façade subsiste dans son état d'origine, notamment la porte romane en plein cintre. Elle abrite aujourd'hui l'atelier d'un artisan.
L'ancienne église Saint-Michel, du XV ième établie sur des fondations gallo-romaine, elle fut acheté en 1874 par le maitre verrier Armand Clément qui y installa son atelier.

Ancien prieuré Saint-Jean-de-Jarry
Ancienne église Saint-Michel









Éolienne du Breuil
Loge de vigne









Ancien abreuvoir








Rue principale
Salle des fêtes Meusnier Tulasne













Nous découvrons aussi à Chédigny, les zones nationales d'intérêt écologique, faune et flore, massif forestier de Loche, étangs et pelouses des Hubaudières, pelouses de la Vrilloterie, pelouse des Tabardières, plateau de Champeigne et la zone natura 2000. Quelques exemples de la faune et de la flore identifiées sur le territoire.

Agrion joli
Ophrys mouche

















Inule des montagnes
Outarde canepetière








Grand capricorne
Castor d'europe









La commune de Chédigny est située dans l'aire de l'appellation d'origine protégée, AOP, du fromage de chèvre, Saint-Maure-de-Touraine.

Saint-Maure-de-Touraine, formé autour d'une paille
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